02/10/2026
Portes-paroles
Nos porte-paroles de la 30e édition : Stéphanie Boulay et Ariane Roy
Stéphanie Boulay, porte-parole

Les Francouvertes, c’est le concours-festival que je vais défendre et soutenir jusqu’à ma mort. C’est l’endroit où j’ai découvert la plupart des artistes qui sont plus tard devenus mes préféré.e.s. C’est l’endroit où je m’assure d’aller chaque année pour essayer de jamais devenir une bourge ringarde dépassée qui connaît rien des tendances et des nouveautés (autant artistiques, quand je regarde la scène, que vestimentaires et capillaires, quand je regarde le public).
Les Francouvertes, c’est le maillon de la chaîne que, s’il pète, tout se met à boiter et menace de tomber à terre. On ne peut pas vivre un Québec culturel en santé, foisonnant, qui stagne pas, qui prend des risques, qui se répète pas, sans Les Francouvertes.
C’est le pont qui réunit la main de l’artiste et la main de l’industrie, sans qui ces mains se chercheraient pas mal dans le noir, ou pire encore, uniquement dans les méandres froids de l’Internet. C’est aussi un pont qui peut réunir la main de l’artiste et quelques dollars dans ses poches, ou quelques opportunités encerclées sur un calendrier.
Pour quelqu’un qui fait de la musique, il y a là tout un monde. Pour moi, il y a eu tout un monde. Merci, Les Francouvertes, et bonne chance aux participant.e.s.
Stéphanie Boulay
Ariane Roy, porte-parole

J’ai vécu Les Francouvertes dans un contexte plutôt étrange, celui d’une pandémie mondiale, où les demi-finales et la finale se jouaient devant un jury virtuel et une salle vide. Pourtant, j’en garde un excellent souvenir.
Je pense que ce qui est le plus important et le plus marquant dans un concours, ce n’est pas que de se hisser aux premiers rangs du palmarès (ce qui est tout de même gratifiant, on va pas se mentir). C’est le courage que ça demande de devoir performer sur scène devant des professionnel.le.s d’une industrie qu’on ne connaît pas vraiment encore et devant des participant.e.s qui ont tous.tes une expérience et un bagage musical différents.
Je me souviens que juste le fait de jouer sur une scène à Montréal représentait quelque chose de gros. Si t’es capable de traverser ça, peu importe le résultat, c’est un crochet sur la check list.
J’ai rencontré des personnes qui sont éventuellement devenues des amitiés, des inspirations, des souvenirs de vingtaine. J’ai rencontré mon équipe avec qui je travaille encore aujourd’hui. J’y ai pas mal commencé ma carrière, je dirais.
À tous les gens dans la salle qui viennent applaudir leurs ami.e.s ou de parfait.e.s inconnu.e.s, applaudissez fort.
Ariane Roy